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Quelles sont les démarches pour s'inscrire en médecine en Allemagne?

Pour l'inscription j'ai déjà fait une petite description ci-dessus. Il faut donc envoyer le bac à la ZVS et demander les documents d'inscription, bien évidemment si la matière souhaitée dépend de la ZVS. Les autres matières / places sont accordées par les facultés respectives de l'université désirée. Sinon il y aussi le site hochschulSTART.de

Depuis peu il n'est plus demandée de titre de séjour pour les ressortissants de l'UE, ce qui était le cas pour moi en 2001. Il suffit d'avoir un compte en banque allemand. Pour ce dernier il est utile d'avoir déjà une adresse en Allemagne.

En ce qui concerne l'alternance entre les deux pays, je n'ai pas fait de vraies études en France. Je m'y suis rendu pour faire des stages de médecine à partir du cinquième semestre. Ces stages sont reconnus par les facs allemandes. Par contre je n'ai pas fait d'études réelles en France par exemple, car la majorité des stages ne sont pas reconnus. Il y a par contre des universités qui ont un partenaire en France, comme Bochum et Strasbourg par exemple qui travaillent main dans la main et où les cursus sont reconnus.

Et concernant la reconnaissance des diplômes au sein de l'Europe?

Pour ce qui est de la reconnaissance des diplômes, il vaut mieux terminer ses études dans l'un ou l'autre pays, car les cursus ne sont absolument pas les mêmes. Une fois le diplôme allemand ou français obtenu, il est facile de s'inscrire dans l'UE. Mais là aussi il y a une différence qu'il ne faut pas négliger. Si jamais un étudiant d'un pays X veut faire sa spécialisation en France, il doit passer par l'ECN, l'épreuve classante nationale qui est très difficile pour quelqu'un qui n'a pas fait ses études en France et même pour les Français c'est un défis. Petites anecdote: Je me suis placé parmi les 4500 premiers sur près de 8000 étudiants de toute la France. Le système allemand n'est donc pas trop mauvais.

Par contre l'Allemagne redevient attractive une nouvelle fois pour les étudiants issus de l'UE, car il suffit de postuler avec son diplôme d'état ou un diplôme équivalent. L'Allemagne ne demande pas de concours comme en France, là-bas c'est l'offre et la demande qui régulent le marché des places. Et il y en a assez. Peut-être pas toutes à Berlin, mais sinon un ressortissant de l'UE trouvera au moins une place dans sa spécialité voulue, contrairement aux Français qui doivent s'avouer vaincus et à qui il ne reste que la possibilité de retenter leur chance une seconde et dernière fois à l'ECN. Et je ne sais pas si cela est un honneur de travailler en France pour plus de 1000 Euros de moins par rapport à l'Allemagne. car les impôts de ce salaire misérable n'ont pas encore été déduits.

Une fois la spécialité terminée, il est très facile de faire reconnaître le diplôme dans l'UE. Pour la France, il suffit de s'inscrire à la Chambre des Médecins du département souhaitée, avec une traduction des diplômes assez coûteuse, mais là, pour la première fois, la France redevient intéressante sur le plan pécunier (du moins le fossé salarial est moins prononcé).

Un diplômé français peut faire la même chose en devenant membre d'une Ärztekammer d'un Bundesland, ce qui se produit llorsque l'on obtient un emploi dans un hôpital.

Si tu devais comparer le système allemand et français, quels seraient les points forts et points faibles de chacun?

Pour se faire une opinion des deux systèmes, il aurait fallu que j'y étudie moi-même. Mais je n'ai jamais regretté d'avoir quitté la France pour l'Allemagne, car l'ambiance qui règne en France ne laisse pas beaucoup d'espace pour de l'amitié, car chacun doit battre l'autre et cette procédure d'écrémage est plus que nocive. J'exagère un peu, mais le système est injuste et ne produit dans la majorité des cas que des caractères narcissiques. Je me suis inscrit à l'ECN car j'avais un peu d'espoir qui s'est vite volatilisé. On pourrait croire qu'un élément bon à l'ECN soit un médecin en herbe prêt à "l'emploi", mais il n'en est rien. Les Français n'apprennent que stupidement pour régurgiter ensuite, sans grande réflexion. C'est ainsi que sont basées la majorité des études en France, cela commence à l'école. Moi-même j'ai pu en faire l'expérience.

Je conseille donc le système allemand, bonheur à ceux qui se sont bien placés à l'ECN ou qui font médecine générale, domaine pour lequel le résultat à l'ECN est plus que secondaire, vu le nombre impressionnant de places qu'il y a. Le gouvernement français essaie par ce biais de réduire le nombre de vraies spécialités (sur 8000 places, 4000 sont allouées à la médecine générale) afin de faire baisser les coûts de la santé.

Des conseils à donner pour finir?

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Si tu as ton bac S, tu l'as le minimum de jugeote et la bonne mémoire. Par contre, il te faut largement plus que ça pour réussir en médecine.

Sans doute une très grande motivation (ce qui n'est pas donné à tout le monde), mais je ne penses pas qu'il faille d'autres facultés intellectuelles spécifiques que de la jugeote et une bonne mémoire

Le 04 mai 2015 à 00:32:12 warning_Wait a écrit:

Comparer le concours de PACES au prépas en sois n'a aucun sens.

Quelqu'un qui n'est pas très bon et ne travail pas des masses peut suivre dans une petite prépa. Après, il n'aura pas une école prestigieuse.

Polytechnique, Centrale, les ponts et chaussés, les mines paristech. sont des écoles plus prestigieuses que Médecine.

Ensuite, les écoles du bas du classement sont bien moins prestigieuses et difficile à atteindre que Médecine.

C'est pourtant ce que t'essaies de faire..

Je ris toujours de voir toutes ces personnes encore croire que la médecine "c'est que du par coeur".

Il est surtout question de la P1 et dans ce cas, oui il y a une immense partie du travail qui se résume au par coeur.

vous n'avez qu'à regardez les programmes de medecine et prepa. j'ai regardé pour descartes:

. niveau math c'est vraiment facile (meme plus que BCPST la prepa la moins axée math)

. pour la physique et chimie moins que dans n'importe quelle prepa scientifique (meme mp)

. tout ce qui est biologie/biochimie/bioquelquechose est absent du programme en prepa (normal), donc difficile de comparer.

bref les différences sont énormes.

à titre d'exemple je connais des gens qui étaient très moyens en terminale S (avec un niveau en math très mauvais) et qui ont eu leur 1ere année (du premier coup), à l'inverse je connais quelqu'un ayant eu de très bons résultats en prepa à la suite d'une première année de médecine ratée.

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L’employeur peut-il offrir un emploi à mon conjoint pour qu’il puisse travailler pendant le stage?

Et en résumé, qu’est ce que ça donne niveau délai et démarches?

Bon. On suppose que vous avez un accord avec un hôpital pour un poste. Que vous venez avec toute la famille. Prenons des dates fictives, mais réaliste. Pour l’exemple. Après une attente que vous trouvé interminable (voir plus), vous êtes prévenu courant septembre que votre stage commencera le 2 janvier. Les 4 mois ne sont pas de trop pour préparer votre départ et faire les démarches pour obtenir votre permis de travail temporaire pour le stage. Première désillusion: votre permis expire le 30 avril, soit à peine 4 semaines après la fin du stage. La mention: doit quitter impérativement le Canada avant le 30 avril vous laisse dubitatif et légèrement anxieux.

Vous arrivez une semaine avant le début du stage, pour vous remettre du décalage horaire. C’est la course en arrivant: obtenir votre NAS, votre carte de RAMQ, ouvrir un compte bancaire, inscrire les enfants à l’école. Vous n’avez pas vu passer la semaine, votre stage commence. Treize longues semaines, ou vous puisez dans vos capacités d’adaptation. Vous réussissez brillamment.

Prochaine étape: la commission d’examen du collège des médecins. Préalable à la délivrance de votre attestation de réussite du stage qui conduira à la délivrance de votre permis d’exercice. Vous avez terminé votre stage le 2 avril, mais elle n’a lieu que le 20 avril. Dix huit jours a attendre. Elle a finalement lieu. Vous recevez 48 heures plus tard votre lettre attestant votre réussite du stage. Vous devez payer maintenant pour obtenir votre permis d’exercice (700$), puis vous inscrire au collège (1200$). Une fois le permis d’exercice reçu (rapidement, en 48h) vous le faites parvenir a votre hôpital, qui lance le dossier d’immigration pour que vous obteniez votre visa de travail temporaire. Le 29 avril, avant l’expiration de votre permis actuel, un peu inquiet, vous appelez immigration-Canada. On vous conseillera probablement de demander un permis implicite, pour que vous puissiez rester en situation régulière sur le territoire. Surtout, débrouillez vous pour ne JAMAIS être une seule journée en situation irrégulière au Canada. On pourrait vous refuser toute demande de visa par la suite. N’espérez pas non plus facilement demander un visa de touriste après l’expiration du permis du stage, les douaniers refusent souvent en considérant qu’il existe un risque important de travail illégal (ce qui est pour nous un non-sens mais bon…)

Le permis implicite en poche (et plusieurs centaines de dollars hors de votre poche…oui c’est payant), vous attendez, encore, que votre permis soit délivré. Vous appelez tous les trois jours l’hôpital, pensant pouvoir faire bouger les choses, mais ils n’y peuvent rien. Votre dossier est dans une pile, sur un bureau, en attendant qu’un agent d’immigration se penche dessus…Alors vous attendez. Vous avez à ce stade quasiment regardé l’intégralité du catalogue Netflix. La grille TV de Canal-Vie n’a plus aucun secret pour vous. Vous en profitez pour avancer dans vos démarches préalables à la pratique: Inscription a la RAMQ, inscription au CMDP de l’hôpital, adhésion à une assurance responsabilité civile, contrat signé avec une agence de facturation. Problème: ça coûte cher, et vous n’aviez pas prévu que le délai avant de travailler soit aussi long. Vous prenez rendez-vous avec la banque pour obtenir une marge de crédit (que vous obtiendrez dans difficultés).

Médecin français attendant son visa de travail. Vue d’artiste.

Finalement, le 1er juin, l’hôpital reçoit votre AMT (Avis sur le marché du travail) et votre CAQ (Certificat d’Acceptation du Quebec). Les documents en poche, vous filez immédiatement au poste frontière le plus proche, pour faire le fameux « tour du poteau ». Vous passez la frontière aux USA, faites demi-tour, et rentre au poste frontière pour que l’on vous délivre le visa de travail. Votre conjoint peut enfin bénéficier d’un permis de travail ouvert. Vos enfants ont un permis d’étude. Vous devez encore payer plusieurs centaines de dollars (150 par personne exactement), mais vous l’avez! Vous êtes prêt à travailler dès le lendemain.

Vous travailler 14 jours, puis la date de coupure de la RAMQ arrive. Vous envoyez votre facturation, et l’agent sera viré sur votre compte 14 jours plus tard. Vous avez votre première paye le 1er juillet. Félicitation. Tout devrait être plus facile maintenant. Vous avez survécu, comme on l’a fait, à cette bonne période de…comment dire. De merde.

Est ce qu’on peut accélérer les choses?

Oui et non. Vous gagnerez du temps si la commission d’examen du collège a lieu le lendemain de la fin de votre stage. Par contre, si elle a eu lieu la veille de la fin de votre stage, vous perdrez un mois au complet en attendant la prochaine. Parfois, les hôpitaux accepte de commencer le dossier pour le visa de travail avant la fin de votre stage, pour gagner du temps. En pratique, il sera possible de sauver 2 à 3 semaines, mais l’immigration demandera toujours qu’on lui fasse parvenir la lettre du collège attestant de la réussite.

Il reste que c’est la loterie en terme de délai, même pour des personnes qui font la demande en même temps!

  • Fin du stage le 9 décembre, commission le 15 décembre, visa obtenu le 26 janvier.
  • Fin du stage le 8 décembre, commission le 18 décembre, visa obtenu le 14 janvier
  • Fin du stage le 8 décembre, commission le 18 décembre, visa obtenu le 22 février
  • Fin du stage le 12 juillet, retour en France, commission le 20 juillet, visa obtenu le 10 octobre

Bon courage Bertrand. Ça en vaut le coup. Pour de vrai.

J’avais laissé en sommeil quelques semaines (bon quelques mois, ok…) le blog, entre les vacances d’été (qui se sont surtout résumées à remplacer les collègues qui partaient en vacances l’été…) et l’activité à l’hôpital…Je reprends donc les derniers commentaires et questions les plus intéressantes qui vous apporteront surement de précieuses informations. La deuxième partie arrivera dans la semaine. Cela répond également à des questions fréquentes que l’on me pose par mail.

Et quelques photos de cet été au milieu. Quand même.

Le soleil se couche sur la baie Sainte-Marguerite, dans le fjord du Saguenay…

Je suis en début d’internat et j’aimerais faire un stage (si possible validant quand même) au Québec mais je n’arrive pas à savoir si c’est envisageable ou pas. L’ARM ne concerne pas les internes, je n’ai pas trouvé de témoignages, juste des échos globalement assez pessimistes. Y a-t-il des internes français qui viennent pour un stage uniquement?

Merci pour l’éclairage et pour le site!

Il n’est plus possible de venir pendant l’internat pour un stage de clinique. Visiblement le collège des médecins ne délivrent pas ou plus de permis d’exercice pour les internes étrangers. Venir pour un stage de recherche est envisageable et cela se fait assez couramment. La décision de valider ou pas votre stage dépend de votre coordonnateur local de DES. En général ces stages sont validés, mais il s’agit d’une décision locale au cas par cas. A négocier avant de partir donc!

Bonjour, toute nouvelle sur le blog, je ne sais pas où poster. Je passe en 4eme année de medecine, et j’aimerais devenir generaliste à Quebec. Serait il possible de faire mon internat dans ce pays? Je suis française, j’étudie en Belgique.