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Revue d'Histoire de la justice, des crimes et des peines

La sexualité des filles et des garçons dans le Paris d’après-guerre: du Code pénal de 1810 aux lois du genre

À partir de quatre corpus d’archives judiciaires (dossiers de jeunes placés au Centre d’observation de Chevilly-Larue pour les filles et de Savigny-sur-Orge pour les garçons, dossiers du Tribunal pour enfants et adolescents et dossiers de procédure correctionnelle et criminelle du département de la Seine) des années 1940 et 1950, nous démontrons que les pratiques et représentations amoureuses et sexuelles des filles et des garçons sont à la fois soumises à des normes sociales inculquées par la famille, l’école, les pair.e.s, les médias, mais aussi à des règles juridiques plus formelles (Code civil pour la correction paternelle et le vagabondage jusqu’en 1958, pour les mesures d’assistance éducative après 1958, Code pénal pour les attentats aux mœurs dont un certain nombre sont des infractions à la loi pénale sans victime). Ces normes sociales et juridiques sont fortement genrées et se complètent, se répondent, la loi servant en pratique la morale de genre qui assigne à chaque sexe de rester dans un rôle sexué spécifique. Le cas des jeunes gays et lesbiennes est aussi étudié dans une période où certaines formes de relations entre individus de même sexe, mineur.e.s compris.es, sont pénalement réprimées.

From the body of judicial archives (personal records of juvenile placed at the Observation Centers for girls of Chevilly-Larue and for boys of Savigny-sur-Orge, court files for children and teenagers and files of correctional procedure of Paris), we will demonstrate that the love and sexual practices and representations of girls and boys are both subject to social norms instilled by family, school, peers, media, but also more formal legal rules (Civil Code for “paternal correction” and “vagrancy” until 1958, for measures of “education assistance” after 1958, the Penal Code for attacks on morals, a number of which are offenses against the criminal law without victim). These social and legal norms are strongly gendered and complement each other, the law serving in practice the gender morality which assigns to each sex a specific (gendered) role. The case of young gays and lesbians will also be studied in a period when certain forms of relations between individuals of same sex, including minors, are criminally reprehensible.

Tous les garçons et les filles de mon âge

Se promènent dans la rue deux par deux,

Tous les garçons et les filles de mon âge

Savent bien ce que c'est d'être heureux,

Et les yeux dans les yeux, et la main dans la main,

Ils s'en vont amoureux sans peur du lendemain…

Françoise Hardy, « Tous les garçons et les filles », 1962.

  • 1 Sur la notion de « libération sexuelle » dans ce contexte, se reporter à Régis Revenin, Une histoir(. )
  • 2 Voir entre autres Jean-François Sirinelli, Les baby-boomers. Une génération. 1945-1969, Paris, Faya (. )
  • 3 Alain Girard, « Une enquête psychosociologique sur le choix du conjoint dans la France contemporain (. )

1 Ces quelques rimes d’une célèbre chanson évoquent les relations amoureuses des jeunes Français.es des années 1960. Depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale, en particulier à Paris, les jeunes filles et jeunes gens fréquemment se rencontrent, souvent flirtent, parfois ont des relations sexuelles. L’ambiance générale semble à la « libération » des comportements sentimentaux et sexuels1. Dans les années d’après-guerre, la jeunesse apprécie l’atmosphère du Paris libéré faite de sorties entre camarades au bal ou au cinéma, dans les cafés, plus tardivement dans les surprises-parties, dans un contexte d’émergence de nouvelles musiques souvent spécifiquement destinées aux jeunes. Les adolescent.e.s des quartiers populaires aspirent à profiter de ces loisirs et de ces sociabilités juvéniles inédites. Filles et garçons désirent quitter un temps la sphère familiale, souvent exiguë, ou bien encore les garnis délabrés pour profiter des espaces extérieurs, en compagnie de leurs pair.e.s2. L’heure n’est certes pas encore à une liberté sexuelle revendiquée et visible. Le contrôle social et familial reste fort, essentiellement pour les jeunes filles, pour qui l’interdit d’une sexualité prénuptiale est une évidence sociale: « L’opinion attache de l’importance et même une grande importance à la virginité des femmes jusqu’à leur mariage3 ». En dépit de la publication du Deuxième sexe de Simone de Beauvoir (1949), l’ère du temps est à la confusion entre d’un côté le droit, c’est-à-dire les infractions sexuelles définies par le Code pénal (si l’âge de la majorité civile et civique est fixé à 21 ans, celui de la « majorité sexuelle » est de 15 ans pour les relations hétérosexuelles, 21 ans pour les relations homosexuelles, et ce jusqu’en 1982) et de l’autre la morale qu’impose la société adulte à l’économie générale des relations amoureuses et sexuelles avec ou entre mineurs.

  • 4 Cet article repose essentiellement sur les résultats de nos recherches doctorales: Véronique Blanc (. )

2 C’est à partir d’un corpus d’archives judiciaires, à la fois riche et inédit, que s’organise notre réflexion qui s’inscrit pleinement dans une perspective de genre, c’est-à-dire ne faisant pas fi des rapports de pouvoir à la fois entre filles et garçons, mais aussi du point de vue de l’âge, de la classe sociale, de l’orientation sexuelle ou bien encore de la race. Les archives de la justice des mineur.e.s donnent non seulement accès aux normes et représentations sociales de l’époque, mais également à la parole et aux gestes adolescents. Les relations sentimentales, la drague, le flirt, l’amour, les désirs, les frustrations, les pratiques sexuelles réelles, ainsi que la répression sociale, familiale et judiciaire y tiennent une place de choix4.

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BRUNET Sophie, Médecin anesthésiste réanimatrice (DU):

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BUCCHIA Sophie, Interne médecine générale (DU):

« Journal de bord d’un apprenti hypnothérapeute… médecin généraliste remplaçant »

BUCCHINI Laurent, Médecin (DU):

« L’hypnose: un outil pour renforcer la relation de soins »

BURDIN Michelle, Médecin (DU):

« Itinéraire d’une cartésienne de la réanimation polyvalente à l’hypnose »